- Auteur : Ramon Pipin
- Interprétation : Ramon Pipin avec Inès, Sexy Troll, Brice Delage, Jérôme Sétian, Simone Grégoire, le quatuor Vitiglio et Les Levallois Horns...
Ramon Pipin au firmament.
Rien ne semble arrêter Ramon Pipin. Son nouvel album témoigne d’une acuité intacte, d’un regard amusé, parfois caustique, posé sur ses contemporains. Une analyse singulière de notre époque qui donne un caractère intemporel à l’écriture. Les musiques travaillées concourent à la vitalité du répertoire de Ramon Pipin.
De belles touches d’humour, une implication formidable, des duos merveilleux avec Inès ou Sexy Troll ou encore Simone Grégoire.
Un concert à savourer sans modération.
Des textes de très grande qualité agrémentés de très belles mélodies, interprétés avec une pêche incroyable.
Un concert de Ramon Pipin, ça balance toujours, d’autant qu’il est accompagné par 14 musiciens sur scène.
On retrouve des classiques, comme Joe Feedback, qui électrisent l’auditoire.
On savoure avec plaisir la verve du chanteur avec Mon public, avec un public qui bat la mesure.
On se délecte du titre Mon arbre génialogique, à plusieurs voix, délicieusement désuette.
Les nouvelles compositions, telles Pitchi poï ou encore Les chiffons montrent que Ramon Pipin n’a rien perdu de son génie.
On se laisse émouvoir par Pitchi poï qui évoque la Shoah notamment, avec beaucoup de pudeur.
On se laisse entraîner par le nouveau titre C’est mieux que si c’était pire qui donne envie de bouger et de reprendre le refrain avec Ramon Pipin.
On se laisse griser et on ne voit pas le temps passer si bien qu’on aurait aimé que le concert durât un peu plus longtemps.
Les lumières, les invités, les tweet songs, donnent un cachet particulier à l’ensemble.
L’inclassable Intérieur queer montre à quel point l’artiste a de talent et sait manier les mots. Son sens de la formule déconcerte.
C’est assez impressionnant après 17 albums de conserver un tel niveau d’exigence.
Une chanson ennuyeuse, chantée en duo, met en lumière l’idéal de l’artiste, qui, à aucun moment ne l’est, ennuyeux.
David Season, Les Chroniques d’Alceste
Publié le 16 avril 2026.
Au Café de la Danse.