- Auteur : Marc Casa, Barbara, Jacques Brel, Serge Rezvani, Mathieu Boogaerts, Maggy Bolle, Louise Attaque...
- Chant, percussions : Marc Casa
- Basses électriques, choeurs : Julien Aellion
- Piano, orgue, tom bass, chœurs : Stéphane Gasquet
- Musique et arrangements : Marc Casa, Julien Aellion et Stéphane Gasquet
- Regard extérieur spectacle et écriture : Jérôme « Ignatus » Rousseau
Un chanteur atypique épatant.
Le fil rouge, l’amour et notre époque, parle à chacun. En conséquence, on entend des paroles de spectateurs sur ces thèmes, enregistrés en amont sur la base du volontariat. Le récital est entrecoupé de ces interventions bienvenues qui donnent du relief au spectacle.
Les mélodies apaisantes ou à fleur de peau séduisent. Une belle poésie se dégage des compositions originales de Marc Casa, chanteur charmeur au grand cœur. Il apparaît en bord de plateau comme pour nous faire des confidences.
Marc Casa est attendrissant. Son timbre chaud dans les graves séduit. Il s’approprie les titres de Jacques Brel ou de Barbara. Le public est sous le charme et se laisse bercer ou émouvoir.
Dieu sait à quel point il est difficile de s’attaquer à Barbara. Juliette Gréco elle-même s’y refusait. Marc Casa met sa patte et s’en sort merveilleusement. On dirait que les titres ont été écrits pour lui.
Ses compositions originales font la joie de l’auditoire et vont bien avec les reprises, tant elles sont bien écrites, envoûtant l’auditoire.
Le chanteur a une immense présence et fait vibrer le public, l’incitant même à participer : chanter, danser. Une expérience immersive inédite avec un artiste habité qui transmet de belles émotions.
Marc Casa est un artiste généreux dont la sincérité et le talent comblent chaque spectateur. Les différents climats qu’instaure l’artiste, la complicité avec ses musiciens, la création lumière sont pour beaucoup dans la réussite de ce concert immersif. Il est accompagné aux claviers et à la basse électrique par deux musiciens talentueux, et s’autorise à jouer de la batterie de temps à autre, ce qui ajoute une touche personnelle de bon aloi.
L’entracte est l’occasion d’échanger avec le chanteur ou de s’enivrer ou les deux à la fois. Chaque mot est vécu par le chanteur, ce qui donne une performance de haut vol.
Le public reprend volontiers le refrain de La Chanson des vieux amants, on note une subtile harmonie grâce aux directives du chanteur.
Le public en redemande et le concert s’achève presque trop tôt tant on l’a apprécié. Julio Iglesias, Maggy Bolle, Serge Rezvani sont repris avec brio. Les compositions originales de Marc Casa comme Salalwambillow, avec son rythme entêtant ne souffrent pas de la comparaison.
Un artiste qui gagne à être connu.
David Season, Les Chroniques d’Alceste.
Publié le 28 mars 2026.
Au théâtre Douze et en tournée.