Compagnie Eternelle.s
- Auteur : Clara Marchina
- Avec : Clara Marchina
- Scénographie : Patrick Girot
- Lumières : Maurane Szilagyi
- Collaboration artistique : Maya Ernest
- Costumes : Maud Berthier
- Son : Christophe Troeira
- Compositions originales : Gaspar José et Camsy Kaloway
- Photos : Tanguy Delavet
What's in a name ?
Visuellement, l’univers fascine. Le travail sur le décor, le costume, la scénographie, la lumière ravit. L’impératrice Gaya a la particularité de ne pas avoir de super pouvoirs ou si peu…
L’univers de la comédienne désarçonne et c’est là que réside l’intérêt. Il s’agit d’un divertissement, hors des sentiers battus, avec quelques éléments de réflexion sur le patriarcat et l’extrémisme.
On passe un très bon moment avec l’impératrice Gaya, dont le problème avec les liaisons et les accords fait tout le charme.
Sa liaison avec Zavlatay est explorée de façon désopilante. Cette personne a pour mission d’《anéantir à néant》 tous les hommes de la planète Terre après leur éradication de sa propre planète, Asgard.
La force de conviction de la comédienne est telle que cela fonctionne. On se prend à rire et à sourire. Les rebondissements plus inattendus les uns que les autres font tout le sel de cette pièce dont l’argument peut paraître léger de prime abord. Les compositions originales sont bien trouvées, l’attention au son est remarquable. À ce propos, la voix de Zavlataï contribue à la réussite du spectacle.
Les parodies, les rencontres ajoutent à la magie de ce spectacle atypique.
On prend beaucoup de plaisir à assister à la représentation. La face cachée de l’impératrice est bien exploitée.
Le final qui porte sur l’importance d’appeler les gens qu’on aime par leur nom est attendrissant et n’est pas sans rappeler La femme d’à côté de François Truffaut.
Une pièce qui vaut assurément d’être découverte tant le côté loufoque séduit.
David Season, Les Chroniques d’Alceste
Publié le 10 janvier 2026.
Au théâtre La Flèche, chaque mercredi à 21h