- Auteurs : Abyale Nguema et Niels Desraisses
- Mise en scène : Abyale, Niels Sem
- Pianiste et arrangeur : Niels Sem
- Interprétation : Abyale et Niels Sem
- Scénographie vidéo : Bruno Desraisses
Une ode au jazz et aux battantes
Abyale, c’est une présence, une voix, un rythme singuliers. Elle s’approprie chaque standard de jazz. L’auditoire est conquis par sa voix chaleureuse. Au fur et à mesure, la chanteuse nous envoûte avec son timbre et l’aide du pianiste hors pair Niels Sem.
Le spectacle autour des divas du jazz est extrêmement bien construit. La narration est incarnée de belle manière, on sent que le combat de toutes ces femmes pour se hisser au sommet tient à cœur à Abyale.
C’est un concert très instructif où les talents de conteuse d’Abyale comblent l’auditoire, invité de temps à autre à participer. On éprouve de l’empathie pour Billie Holiday, abandonnée puis forcée à travailler à l’âge de 13 ans, avant de devenir l’icône qu’on connaît.
Devenir une star est un parcours du combattant pour les femmes, surtout dans le jazz où elles sont peu considérées, telle Peggy Lee, qui s’impose finalement avec Fever et prend ainsi sa revanche.
On est emporté par les chorégraphies, les lumières, les vidéos stylisées qui défilent.
L’intensité du show va crescendo. Le public est invité à donner de la voix. Et il en redemande tant les artistes sont investis et talentueux. Ils font vibrer le spectateur avec leur performance fabuleuse. On ne voit pas le temps passer.
Le concert se termine par une interprétation magistrale de Down by the riverside qu’interprétait Nina Simone.
Un concert qui donne envie de vivre et de se surpasser mais aussi d’écouter du jazz !
Un show exceptionnel à ne pas manquer.
Bravo à tous les artisans de ce spectacle lumineux, porteur d’espoir !
David Season, Les Chroniques d’Alceste
Publié le 19 février 2026.
Au théâtre Montmartre Galabru, le 25 février.
À Avignon, à l’Ambigu.